‹ La Princesse BadourahChapitre 10 sur 104 · SOS (LL · texte numérisé non relu

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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

L'année s’écoula, et au grand regret du sultan Schahzaman, le prince Camaralzaman ne donna pas la moindre marque d’avoir changé de sentiment. Un jour de conseil solennel enfin, que le premier vizir, les autres vizirs, les principaux officiers de la couronne et les généraux d’armée étaient assemblés, le sultan prit la parole et dit au prince : Mon fils, il y a longtemps que je vous ai marqué la passion avec laquelle je désirais vous voir marié, et j'attendais de vous plus de complaisance pour un père qui ne vous demandait rien que de raisonnable. Après une si longue résistance de votre part, qui a poussé ma patience à bout, je vous marque la même chose en présence de mon conseil. Ce n’est plus simplement pour obliger un père que vous ne devriez pas avoir refusé ; c’est que le bien de mes États l'exige, et que tous ces seigneurs le demandent avec moi. Déclarez-vous donc, afin que selon votre réponse, je prenne les mesures que je dois. ”?

Le prince Camaralzaman répondit avec si peu de

retenue, ou plutôt avec tant d’emportement, que le sultan,

justement irrité de la confusion qu’un fils lui donnait en plein conseil, s’écria : “ Quoi! fils dénaturé, vous avez

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