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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE
La princesse Badourah et le prince Camaralzaman se levèrent le lendemain dès qu’il fut jour. Mais la princesse quitta lhabillement royal pour reprendre l’habit de femme; et, lorsqu'elle fut habillée: elle envoya le chef des eunuques prier le roi Armanos, son beau-père, de prendre la peine de venir à son appartement.
Quand le roi Armanos fut arrivé, sa surprise fut fort grande de voir une dame qui lui était inconnue et le grand trésorier, à qui il n’appartenait pas d’entrer dans le palais intérieur, non plus qu'à aucun seigneur de la cour. En s’asseyant, il demanda où était le roi.
‘<Sire, reprit la princesse, hier j'étais le roi, et aujourd’hui je ne suis que la princesse de Chine, femme véritable du prince Camaralzaman, fils véritable du roi Schahzaman. Si Votre Majesté veut bien se donner la peine d’entendre notre
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histoire, j'espère qu’elle ne me condamnera pas de lui avoir
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fait une tromperie bien innocente.” Le roi Armanos lui donna audience, l’écouta avec étonnement depuis le commencement jusqu’à la fin, et quand elle
eut achevé: Mon fils, dit-il au prince Camaralzaman,
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en se tournant de son côté, puisque la princesse Badourah, votre femme, que j'avais regardée jusqu’à présent comme mon gendre, par une tromperie dont je ne puis me Jul plaindre, vient de me dévoiler la vérité, il ne me reste plus 4
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Fi qu'à savoir si vous voulez bien accepter la couronne, que M la princesse Badourah mériterait de porter toute sa vie, si elle
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