‹ La Princesse BadourahChapitre 19 sur 104 · LD · texte numérisé non relu

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CONTE DES MILLE ET UNE NUITS

qu’il n’en ferait rien : c’est la cause pour laquelle, à l’heure où je te parle, il est en prison dans une vieille tour où je fais ma demeure et où Je viens de l’admuirer.

— Vous me permettrez bien, repartit Danhasch, jusqu’à

ce que j'aie vu votre prince, de croire qu'aucun mortel ni aucune mortelle n’approche de la beauté de ma princesse. — Tais-toi, maudit, répliqua Maimoune; je te dis encore une fois que cela ne peut pas être. — Le. moyen de vous convaincre si Je dis vrai ou faux, c’est d’accepter la proposition que je vous ai faite de venir voir ma princesse, et de me montrer ensuite votre prince.

— Il n’est pas besoin que je prenne cette peine, reprit encore Maimoune ; il y a un autre moyen de nous satisfaire l'un et l’autre : c’est d'apporter ta princesse et de la mettre à côté de mon prince, sur son lit. De la sorte, il nous sera aisé, à moi et à toi, de les comparer ensemble.”

Danhasch consentit à ce que la fée souhaitait, et il voulait retourner en Chine sur-le-champ. Maimoune larrêta : ‘“ Attends, lui dit-elle; que je te montre auparavant la tour où tu dois apporter la princesse.” Ils volèrent ensemble jusqu’à la tour, et quand Maimoune l’eut montrée à Danhasch : “ Va prendre ta princesse, lui dit-elle, et fais vite, tu me trouveras ici. Mais écoute : J'entends au moins que tu me paieras une gageure si mon prince se trouve plus beau que ta princesse; et je veux bien aussi t'en payer une si ta princesse est plus belle. ”

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