‹ La Princesse BadourahChapitre 23 sur 104 · O7 WE ES · texte numérisé non relu

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Ÿ, génie), je vous is venir ici pour être juge d’une dispute

que J'ai avec ce maudit Danhasch. Jetez les yeux sur ce lit

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Ê et dites-nous, sans partialité, qui vous paraît le plus beau, à du : jeune homme ou de la jeune dame. ? + À

on ii se le prince et la princesse avec des

BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

marques d’une surprise et d’une admiration extraordinaires. Après qu'il les eut bien considérés sans pouvoir se déterminer : Madame, dit-il à Maimoune, je vous avoue que je vous tromperais et que je me trahirais moi-même, si je vous disais que je trouve l’un plus beau que l’autre. Plus je les examine, et plus il me semble que chacun possède au souverain degré la beauté qu'ils ont en partage, autant que je puis m'y connaître, et l’un n’a pas le moindre défaut

par où l’on puisse dire qu’il cède à l’autre. Si l’un ou l’autre D y4 | î 2

en a quelqu'un, il n’y a, selon mon avis, qu’un moyen pour

en être éclairci : c’est de les éveiller l’un après l’autre, et

que vous conveniez que celui qui témoignera plus d'amour

par son ardeur, par son empressement et même par son

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emportement pour l’autre aura moins de beauté en quelque chose. ”

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Le conseil de Caschcasch plut agréablement à Maimoune

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et à Danhasch. Maimoune se changea en puce et sauta au

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cou de Camaralzaman. Elle le piqua si vivement quil s’éveilla et y porta la main; mais il ne prit rien. Maimoune

avait été prompte à faire un saut en arrière et à reprendre à: sa forme ordinaire, invisible néanmoins comme les deux U génies, pour être témoin de ce qu’il allait faire. N | En retirant la main, le prince la laissa tomber sur j celle de la princesse de Chine. Il ouvrit les yeux, et il Ni

fut dans la dernière surprise de voir une dame d’une si

A grande beauté couchée près de lui. Il leva la tête et F à

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CONTE DES MILLE ET UNE NUITS

s’'appuya du coude, pour mieux la considérer. La grande jeunesse de la princesse et sa beauté incomparable l’embrasèrent, en un instant, d’un feu auquel il n’avait pas encore été sensible et dont il s'était gardé jusqu'alors avec tant d’aversion.

L'amour s'empara de son cœur de la manière la plus + vive, et il ne put s'empêcher de s’écrier : Quelle beauté! !t 7 quels charmes! mon cœur, mon âme!” Et, en disant ces paroles, il la baisa au front, aux deux joues et à la bouche, avec si peu de précaution, qu’elle se fût éveillée si elle n’eût dormi plus fort qu’à l’ordinaire, par l’enchantement de Danhasch.

‘ Quoi ! ma belle dame, dit le prince, vous ne vous éveillez pas à ces marques d’amour du prince Camaralzaman! Qui que vous soyez, il n’est pas indigne du vôtre.” Il allait l’éveiller tout de bon; mais il se retint tout à coup. “Ne serait-ce pas, dit-il en lui-même, celle que le sultan mon père voulait me donner en mariage? Il a eu grand tort de ne pas me la faire voir plus tôt. Je ne l'aurais pas offensé par ma désobéissance et mon emportement si public contre lui, et il se fût épargné à lui-même la confusion que je lui ai donnée”. Le prince Camaralzaman se repentit sincèrement de la faute qu’il avait commise, et il fut encore sur le point AR d’éveiller la princesse de la Chine. ‘ Peut-être aussi, dit-il à en se reprenant, que le sultan mon père veut me surpren- NU dre : sans doute qu'il a envoyé cette jeune dame pour M

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