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la princesse au bas de la lèvre. Elle s’éveilla en sursaut, se
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mit sur son séant et, en ouvrant les yeux, elle fut fort
étonnée de voir un homme près d’elle. De l’étonnement elle passa à l'admiration, et de l’admiration à un épanche-
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ment de joie qu’elle fit paraître, dès qu’elle eut vu que c'était un jeune homme si bien fait et si aimable.
“Quoi ! s’écria-t-elle, est-ce vous que le roi mon père
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m'avait destiné pour époux ? Je suis bien malheureuse de
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ne l'avoir pas su : je ne l'aurais pas mis en colère contre
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moi, et je n'aurais pas été si longtemps privée d’un mari JA que je ne puis m'empêcher d’aimer de tout mon cœur. of Éveillez-vous, éveillez-vous : il ne sied pas à un mari de NU tant dormir près de celle qui l'aime!” F
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CONTE DES MILLE ET UNE NUITS
En disant ces paroles, la princesse prit le prince Camaralzaman par le bras et l’agita si fort, qu’il se fût éveillé si, dans le moment, Maimoune n’eût augmenté son sommeil en augmentant son enchantement. Elle l’agita de même à plusieurs reprises; et, comme elle vit qu’il ne s’éveillait pas:
“Eh quoi! reprit-elle, que vous est-il arrivé ? Quelque rival, f 4 jaloux de votre bonheur et du mien, aurait-il eu recours à la magie et vous aurait-il jeté dans un assoupissement insurmontable ? ‘ Elle lui prit la main; en la baisant tendrement, elle s’aperçut de la bague qu'il avait au doigt. Elle la trouva si semblable à la sienne qu’elle fut convaincue que c'était elle-même, quand elle eut vu qu’elle en avait une autre. Elle ne comprit pas comment cet échange s’était fait; mais elle ne douta pas que ce ne fût la marque certaine de leur mariage. Lassée de la peine inutile qu’elle avait prise
pour l’éveiller, et assurée, comme elle le pensait, qu'il ne