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Jui échapperait pas : ‘Puisque je ne puis venir à bout de vous éveiller, dit-elle, je ne m'opiniâtre pas davantage à interrompre votre sommeil. À nous revoir.” Après lui avoir
donné un baiser à la joue, en prononçant ces dernières paroles, elle se recoucha et mit très peu de temps à se rendormir.
Quand Maimoune vit qu’elle pouvait parler sans crain-
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dre que la princesse de Chine se réveillât : Eh bien, 7] maudit, dit-elle à Danhasch, as-tu vu? Es-tu convaincu
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que la princesse est moins belle que mon prince? Va, Je
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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE
veux bien te faire grâce de la gageure que tu me dois. Une autre fois, crois-moi quand je t’aurai assuré quelque chose.” En se tournant du côté de Caschcasch: “Pour vous, ajoutat-elle, je vous remercie. Prenez la princesse avec Danhasch
et remportez-la ensemble dans son lit, où il vous mènera.”
Danhasch et Caschcasch exécutèrent l’ordre de Maimoune ‘# et Maimoune se retira dans son puits.
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Le prince Camaralzaman, en s’éveillant le lendemain
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matin, regarda à côté de lui si la dame qu’il avait vue la même nuit y était encore. Quand il vit qu’elle n’y était plus: “Je l'avais bien pensé, dit-il en lui-même, que c'était une surprise que le roi mon père voulait me faire: je me sais bon gré de m'en être gardé.” Il éveilla l’esclave, qui dormait
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encore, et le pressa de venir l’habiller, sans lui parler de rien. L’esclave lui apporta le bassin d’eau; il se leva, et après
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avoir fait sa prière, il prit un livre et lut quelque temps.
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Après ses exercices ordinaires, Camaralzaman appela l’esclave : ‘Viens çà, lui dit-il, et ne mens pas. Dis-moi # J h \ comment est venue la dame qui a passé cette nuit près de moi, et qui l’a amenée.
— Prince, répondit l’esclave avec un grand étonnement,
de quelle dame entendez-vous parler? — De celle, te disje, reprit le prince, qui est venue ou qu’on m'a amenée JA cette nuit. — Prince, repartit l’esclave, je vous jure que je :
Fi n’en sais rien. Par où cette dame serait-elle venue, puisque M
je couche à la porte ?
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CONTE DES MILLE ET UNE NUITS
— Tu es un menteur, maraud, répliqua le prince, et tu es d'intelligence pour m'affiger davantage et me faire enrager.” En disant ces mots, il lui appliqua un soufflet dont il le jeta par terre; et, après l’avoir foulé longtemps sous les pieds, il le lia au-dessous des épaules avec la corde du puits, le descendit dedans et le plongea plusieurs fois + #1] dans l’eau par-dessus la tête: “Je te noierail s’écria-t-il, si 4 tu ne me dis promptement qui est la dame et qui la
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F1 amenée.” L’esclave, furieusement embarrassé, moitié dans l’eau,
LL de . . A s moitié dehors, dit en lui-même: “Sans doute que le prince
a perdu Pesprit de douleur, et je ne puis échapper que par un mensonge. Prince, dit-il d’un ton de suppliant, donnez-moi la vie, je vous en conjure : je promets de vous
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dire la chose comme elle est.”
Le prince retira l’esclave et le pressa de parler. Dès qu'il fut hors du puits : “Prince, lui dit l’esclave en trem- £ blant, vous voyez bien que je ne puis vous satisfaire dans état où je suis; donnez-moi le temps d’aller changer d’habit auparavant. — Je te l'accorde, reprit le prince; mais fais
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