‹ La Princesse BadourahChapitre 31 sur 104 · NS (LE · texte numérisé non relu

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cacha pas même ce qui l’avait obligé de se réveiller et de se rendormir, après qu’il eut fait l'échange de sa bague avec celle de la dame. En achevant enfin, et en lui présentant

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la bague qu'il tira de son doigt: ‘“Sire, ajouta-t-il, la

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mienne ne vous est pas inconnue, vous l’avez vue plusieurs fois. Après cela, j'espère que vous serez convaincu que je

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n’ai pas perdu l'esprit, comme on vous l’a fait accroire.” Le roi Schahzaman connut si clairement la vérité de ce )

que le prince son fils venait de lui raconter, qu'il n’eut Nr

rien à répliquer. Il en fut même dans un étonnement F

BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

si grand qu'il demeura longtemps sans dire un mot.

Le prince profita de ces moments : ‘“Sire, lui dit-il encore, la passion que je sens pour cette charmante personne, dont je conserve la précieuse image dans mon cœur, est déjà si violente, que je ne me sens pas assez de force pour y résister. Je vous supplie d’avoir compassion de moi et de me procurer le bonheur de la posséder.

— Après ce que je viens d’entendre, mon fils, et après ce que je vois par cette bague, reprit le roi Schahzaman, je ne puis douter que votre passion ne soit réelle et que vous n'ayez vu la dame qui l’a fait naître. Plût à Dieu que je la connusse, cette dame, vous seriez content dès aujourd’hui, et Je serais le père le plus heureux du monde! Mais où la chercher? Comment et par où est-elle entrée ici, sans que j'en aïe rien su et sans mon consentement? Pourquoi y estelle entrée seulement pour dormir près de vous, pour vous faire voir sa beauté, vous enflammer d’amour pendant qu’elle dormait et disparaître pendant que vous dormiez? Je ne comprends rien dans cette aventure, mon fils, et, si le ciel ne nous est favorable, elle nous mettra au tombeau, vous et moi.” En achevant ces paroles et en prenant le prince par la main : ‘Venez, ajouta-t-il, allons nous afiger ensemble, vous d'aimer sans espérance, et moi de vous voir affigé et de ne pouvoir remédier à votre mal.”

Le roi Schahzaman tira le prince hors de la tour et Jemmena au palais, où le prince, au désespoir d’aimer de

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