‹ La Princesse BadourahChapitre 30 sur 104 · LAS AR · texte numérisé non relu

LAS AR

= « ei OS

LS f.,

le prince avec tendresse, voulut s’éclaircir de la vérité par lui-même; il alla le voir à la tour et mena le grand vizir avec lui.

É ÿ 1, M nr ” SRE E <> SGÉ à

OZ \ Lu. Far 5%

COR p: Æ À H

BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

Le prince Camaralzaman reçut le roi son père dans la tour où il était en prison, avec un grand respect. Le roi s’assit et, après qu'il eut fait asseoir le prince près de lui, il lui fit plusieurs demandes auxquelles il répondit avec bon sens; et, de temps en temps, il regardait le grand vizir, comme pour lui dire qu’il ne voyait pas que le prince son fils eût perdu l'esprit, comme il l’avait assuré.

Le roi, enfin, parla de la dame au prince: |

‘Mon fils, lui dit-il, je vous prie de me dire ce que c'est que cette dame qui a passé la nuit près de vous, à ce que l’on dit.

— Sire, répondit Camaralzaman, je supplie Votre Majesté de ne pas augmenter le chagrin qu’on m'a déjà donné sur ce sujet: faites-moi plutôt la grâce de me la donner en mariage. Quelque aversion que j'aie témoignée jusqu’à présent pour les femmes, cette jeune beauté m'a tellement charmé que je ne fais pas difficulté de vous avouer ma faiblesse, Je suis prêt à la recevoir de votre main, avec la dernière obligation.”

Le roi Schahzaman demeura interdit à la réponse du prince, si éloignée, comme il lui semblait, du bon sens qu’il venait de faire paraître auparavant. “Mon fils, reprit-il, vous me tenez un discours qui me jette dans un étonnement dont je ne puis revenir. Je vous jure, par la couronne qui doit passer à vous après moi, que je ne sais pas la moindre

chose de la dame dont vous me parlez. Je n'y ai aucune

EE Xe LISE | LS Me — SE RSUÉ CV M T7 Pa VS ee DA ru PRIE MT SO) à PUR

4 2 Æ 5 £ S PEN <È . bles

, 4 TE RS se. Se … ÉZ > EX EN 7=Er PS À mn EE — NS ts = ° CASE ELA L . ee. L res : è CR RSS Be He 2m‘ AU Os 40 rer NS

CONTE DES MILLE ET UNE NUITS

part, s’il en est venu quelqu’une. Mais comment aurait-elle pu pénétrer dans cette tour sans mon consentement? Car, quoi que vous en ait pu dire mon grand vizir, il ne l’a fait que pour tâcher de vous apaiser. Il faut que ce soit un songe: prenez-y garde, je vous en conjure, et rappelez vos sens.

— Sire, repartit le prince, je serais indigne à jamais des bontés de Votre Majesté, si je n’ajoutais pas foi à assurance

qu’elle me donne. Mais je la supplie de vouloir bien se donner la patience de m'écouter et de juger si ce que

j'aurai l’honneur de lui dire est un songe.” Le prince Camaralzaman raconta alors au roi son père

Aa«

de quelle manière il s'était éveillé. Il lui exagéra la beauté et les charmes de la dame qu’il avait trouvée à son côté,

Page 1