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environner son lit. La nourrice, qui se présenta à son chevet, lui demanda ce qu’elle souhaitait et s'il lui était
arrivé quelque chose. ‘ Dites-moi, reprit la princesse, qu’est devenu le jeune
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homme, que j'aime de tout mon cœur, qui a passé cette nuit près de moi? — Princesse, répondit la nourrice, nous ne comprenons rien à votre discours, si vous ne vous expliquez davantage.
— C'est, reprit encore la princesse, qu’un jeune homme,
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CONTE DES MILLE ET UNE NUITS
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le mieux fait et le plus aimable qu’on puisse imaginer,
dormait près de moi cette nuit; que je l’ai caressé longtemps et que j'ai fait tout ce que J'ai pu pour l’éveiller, sans y réussir ; je vous demande où il est.
— Princesse, repartit la nourrice, c’est sans doute pour vous jouer de nous ce que vous en faites. Vous plaît-il de vous lever ? — Je parle très sérieusement, répliqua la princesse, et je veux savoir où il est. — Mais, princesse, insista la nourrice, vous étiez seule quand nous vous couchâmes hier au soir, et personne n’est entré ici que nous sachions, vos femmes et moi. ”
La princesse de Chine perdit patience; elle prit sa nourrice par la tête, en lui donnant des soufflets et de grands coups de poing : Tu me le diras, vieille sorcière,
dit-elle, ou je t’assommerai. ”
La nourrice fit de grands efforts pour se tirer de ses mains. Elle y parvint enfin et alla sur-le-champ trouver la reine de Chine, mère de la princesse. Elle se présenta les
larmes aux yeux et le visage tout meurtri, au grand éton-