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la reine ne fut pas moins afigée que surprise. Vous
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voyez, madame, ajouta-t-elle en finissant, que la princesse est hors de son bon sens. Vous en jugerez vous-même, si vous prenez la peine de venir la voir.”
La tendresse de la reine de Chine était trop intéressée dans ce qu’elle venait d’entendre : elle se fit suivre par la nourrice et elle alla voir la princesse sa fille dès le même moment.
La reine de Chine s’assit près de la princesse sa fille, en arrivant dans l’appartement où elle était renfermée; et, après qu’elle se fut informée de sa santé, elle lui demanda quel sujet de mécontentement elle avait contre sa nourrice, pour l’avoir maltraitée de la sorte. Ma fille, dit-elle, cela n’est pas bien, et jamais une grande princesse comme vous ne doit se laisser emporter à cet excès.
— Madame, répondit la princesse, je vois bien que Votre Majesté vient pour se moquer aussi de moi; mais je vous déclare que je n'aurai de repos que je n’aie épousé l’aimable cavalier qui a passé cette nuit près de moi. Vous devez savoir où il est; je vous supplie de le faire revenir.
— Ma fille, reprit la reine, vous me surprenez, et je ne comprends rien à votre discours.” La princesse perdit le respect. Madame, répliqua-t-elle, le roi mon père et vous m'avez persécutée pour me contraindre à me marier, lorsque je n’en avais pas d'envie; cette envie m'est venue présentement, et je veux absolument avoir pour mari le jeune
homme que je vous ai dit; sinon, je me tuerai.
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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE è
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