‹ La Princesse BadourahChapitre 4 sur 104 · SS (CCI · texte numérisé non relu

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doit penser d’abord à se donner un successeur. En vous donnant cette satisfaction, vous me la donnerez à moimême, qui suis bien aise de me voir revivre en vous et dans les enfants qui doivent sortir de vous.”

Schahzaman n’en dit pas davantage au prince Camaralzaman. Il l’'admit dès lors dans les conseils de ses États et

lui donna d’ailleurs tous les sujets de contentement qu’il

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pouvait désirer. Au bout d’un an, il le prit en particulier.

an fée

Eh bien, mon fils, lui dit-il, avez-vous réfléchi au dessein > 3 >) |

ue l'avais de vous marier dès l’année passée ? Refuserez-

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vous encore de me donner la joie que j'attends de votre

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obéissance, et voulez-vous me laisser mourir sans me

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donner cette satisfaction ? ”

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Le prince parut moins déconcerté que la première fois,

et 1l n’hésita pas longtemps à répondre en ces termes, avec

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ra UE a fermeté : “ Sire, dit-il, je n’ai pas manqué d’y penser avec l’attention que je devais ; mais, après y avoir pensé mûrement, je me suis confirmé davantage dans la résolution

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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

de vivre sans m’engager dans le mariage. En effet, les maux infinis que les femmes ont causés de tout temps dans l'univers, comme je l'ai appris pleinement dans nos histoires, et ce que j'entends dire chaque jour de leur malice, sont des motifs qui me persuadent de n’avoir de ma vie aucune liaison avec elles. Ainsi Votre Majesté me pardonnera si j’ose lui représenter qu’il est inutile qu’elle me parle davantage de me marier.” Il en demeura là et quitta le sultan son père brusquement, sans attendre qu’il lui dît autre chose.

Tout autre monarque que le roi Schahzaman aurait eu de la peine à ne pas s’emporter, après la hardiesse avec laquelle le prince son fs venait de lui parler; mais il le chérissait, et il voulait employer toutes les voies de douceur avant de le contraindre. Il communiqua à son premier ministre le nouveau sujet de chagrin que Camaralzaman venait de lui donner. ‘ J'ai suivi votre conseil, dit-il; mais Camaralzaman est plus éloigné de se marier qu’il ne l'était

la première fois que je lui en parlai; et il s’en est expliqué P Es: P 5 ae en des termes si hardis, que j'ai eu besoin de ma raison et 1 de toute ma modération pour ne pas me mettre en colère 74 contre lui. Les pères qui demandent des enfants avec autant NY d’ardeur que j'ai demandé celui-ci sont autant d’insensés, 2 £ . A ÿ

qui cherchent à se priver eux-mêmes du repos dont il ne j tient qu’à eux de jouir tranquillement. Dites-moi, je vous db prie, par quels moyens je dois ramener un esprit si rebelle n:

à mes volontés.

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