‹ La Princesse BadourahChapitre 5 sur 104 · TN Q Œ · texte numérisé non relu

TN Q Œ

CONTE DES MILLE ET UNE NUITS à

— Sire, reprit le grand vizir, on vient à bout d’une infinité d’affaires avec la patience ; peut-être que celle-ci n’est pas d’une nature à y réussir par cette voie ; mais Votre Majesté

n'aura point à se reprocher d’avoir usé d’une trop grande

précipitation, si elle juge à propos de donner une autre année au prince pour se consulter lui-même. Si, dans cet intervalle, il rentre dans son devoir, elle en aura une satis- | 4 faction d’autant plus grande qu’elle n'aura employé que la bonté paternelle pour ly obliger. Si, au contraire, il persiste dans son opiniâtreté, alors quand l’année sera expirée, il me semble que Votre Majesté aura lieu de lui déclarer, en plein conseil, qu'il est du bien de l'État qu'il se marie. Il n’est pas croyable qu’il vous manque de respect à la face d’une compagnie célèbre, que vous honorez de votre

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