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De la ruse qu'employa le prince Camaralzaman
pour retrouver celle qu'il aimait.
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| ARZAVAN voyagea de ville en ville, de province 1 en province et d’île en île; et dans chaque lieu où il arrivait, il entendait parler de la princesse Badourah (c’est ainsi que se nommait la princesse de Chine) et de son histoire.
Au bout de quatre mois, notre voyageur arriva à Torf, ville maritime, grande et très peuplée, où il n’entendit plus parler de la princesse Badourah, mais du prince Camaralzaman, que l’on disait être malade et dont on racontait l’histoire, à peu près semblable à celle de la princesse Badourah. Marzavan en eut une joie qu’on ne peut exprimer; il s’informa en quel endroit du monde était ce prince, et on le lui enseigna.
Il s’embarqua sur un vaisseau marchand, qui eut une heureuse navigation jusqu’à la vue de la capitale du royaume de Schahzaman. Mais, avant d’entrer au port, le vaisseau passa malheureusement sur un rocher, par la malhabileté du pilote. Il périt et coula à fond, à la vue et peu loin du château où était le prince Camaralzaman, et où le roi son père, Schahzaman, se trouvait alors avec son grand vizir.
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CONTE DES MILLE ET UNE NUITS
Marzavan savait parfaitement bien nager; il n’hésita pas à se jeter à la mer, et il alla aborder au pied du château du roi Schahzaman, où il fut reçu et secouru par ordre du grand vizir, selon l'intention du roi. On lui donna un habit à changer, on le traita bien; et, lorsqu'il fut remis, on Île conduisit au grand vizir, qui avait demandé qu’on le
lui amenît.
Comme Marzavan était un jeune homme très bien fait
F1 et de bon air, ce ministre lui fit beaucoup d’accueil en le | recevant, et il conçut une très grande estime de sa personne, a par ses réponses justes et pleines d’esprit à toutes les
demandes qu’il lui fit: il s’apercut même insensiblement q ; pere
qu'il avait mille belles connaissances. Cela l’obligea de Jui
dire : “A vous entendre, je vois que vous n'êtes pas un
homme ordinaire. Plût à Dieu que, dans vos voyages, vous que, yagss,
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eussiez appris quelque secret propre à guérir un malade qui
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cause une grande afliction dans cette cour depuis longtemps ET: Marzavan répondit que s’il savait la maladie dont cette
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personne était attaquée, peut-être y trouverait-il un remède.
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Le grand vizir raconta alors à Marzavan l’état où était
‘Vi le prince Camaralzaman. Il ne lui cacha rien de sa naissance si fort souhaitée, de son éducation, du désir du roi
Schahzaman de l’engager dans le mariage de bonne heure,