‹ La Princesse BadourahChapitre 52 sur 104 · ANA · texte numérisé non relu

ANA

guérir la princesse Badourah de sa folie prétendue. “Vous

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êtes le seul, ajouta-t-il, qui puissiez la guérir parfaitement et vous présenter pour cela sans crainte. Mais, avant d’entre-

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prendre un si grand voyage, il faut que vous vous portiez bien : alors nous prendrons les mesures nécessaires. Songez

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donc incessamment au rétablissement de votre santé.”

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Le discours de Marzavan fit un puissant effet ; le prince Camaralzaman en fut tellement soulagé, par l’espérance

qu’il venait de concevoir, qu’il se sentit assez de force pour se lever et pria son père de lui permettre de s'habiller, d’un Jul air qui lui donna une joie incroyable. | 4

Le roi ne fit qu'embrasser Marzavan pour le remercier, W

sans s'informer du moyen dont il s'était servi pour faire un

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CONTE DES MILLE ET UNE NUITS

effet si surprenant, et il sortit aussitôt de la chambre du prince, avec le grand vizir, pour publier cette agréable nouvelle. Il ordonna des réjouissances de plusieurs jours ; il fit des largesses à ses officiers et au peuple, des aumônes aux pauvres, et fit élargir tous les prisonniers. Tout retentit enfin

de joie et d’allégresse dans la capitale et bientôt dans tous 4 les États du roi Schahzaman. | Le prince Camaralzaman, extrêmement affaibli par des

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veilles continuelles et par une longue abstinence presque de toute sorte d’aliments, eut bientôt recouvré sa première santé. Quand il sentit qu’elle était assez bien rétablie

pour supporter la fatigue d’un voyage, il prit Marzavan en particulier : Cher Marzavan, lui dit-il, il est temps d'exécuter la promesse que vous m'avez faite. Dans

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limpatience où je suis de voir la charmante princesse et de mettre fin aux tourments étranges qu’elle souffre pour l'amour de moi, je sens bien que je retomberais dans le

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même état où vous m'avez vu, si nous ne partions incessament. Une chose m'aflige et m'en fait craindre le

retardement : c’est la tendresse importune du roi mon père, qui ne pourra jamais se résoudre à m'accorder la

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