‹ La Princesse BadourahChapitre 53 sur 104 · SOLS · texte numérisé non relu

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permission de m'éloigner de lui. Ce sera une désolation

pour moi, si vous ne trouvez le moyen d'y remédier. ji

Vous voyez vous-même qu'il ne me perd presque pas de à

vue.” Le prince ne put retenir ses larmes en achevant AU ces paroles. F

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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

‘Prince, reprit Marzavan, j'ai déjà prévu le grand obstacle dont vous me parlez : c’est à moi de faire en sorte qu’il ne nous arrête pas. Le premier dessein de mon voyage a été de procurer à la princesse de Chine la délivrance de ses maux; et cela, .pour toutes les raisons de l'amitié mutuelle dont nous nous aimons presque dès notre naissance, du zèle et de l'affection que je lui dois d’ailleurs. Je manquerais à mon devoir, si je n’en profitais pas pour sa consolation et en même temps pour la vôtre, et si je n’y employais toute l'adresse dont je suis capable. Voici donc ce que J'ai imaginé pour lever la difficulté d'obtenir la permission du roi votre père, telle que nous la souhaitons, vous et moi. Vous n'êtes pas encore sorti depuis mon arrivée; témoignez-lui que vous désirez prendre l’air, et demandez-lui la permission de faire une partie de chasse de deux ou trois jours avec moi : il n'y a pas d'apparence qu'il vous la refuse. Quand il vous l’aura accordée, vous donnerez ordre qu’on nous tienne à chacun deux bons chevaux prêts, l’un pour monter, et l’autre de relais ; laissez-moi faire le reste. ”

Le lendemain, le prince Camaralzaman prit son temps : il témoigna au roi son père l’envie qu'il avait de prendre un peu l'air, et le pria de trouver bon qu’il allât à la chasse, un Jour ou deux, avec Marzavan. “Je le veux bien, lui dit le roi, à la charge néanmoins que vous ne coucherez pas dehors plus d’une nuit. Trop d’exercice, dans les commencements, pourrait vous nuire, et une absence plus longue

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