NAN = ES PE PL
Re AL Em
ms
ASS tés
prince Camaralzaman, sans éveiller les palefreniers. Il pria le prince de lui donner son habit et d’en prendre un autre, qu'un des palefreniers avait apporté. Ils montèrent chacun le cheval de relais qu’on leur avait amené; et, après que Marzavan eut pris le cheval d’un des palefreniers par la bride, ils se mirent en chemin, en marchant au grand pas
GORE
\NSS ltd
tes.
de leurs chevaux.
A la pointe du jour, les deux cavaliers se trouvèrent dans une forêt, en un endroit où le chemin se partageait en quatre. En cet endroit-là, Marzavan pria le prince de l’attendre un moment et entra dans la forêt. Il y égorgea le cheval du palefrenier, et déchira l’habit que le prince avait quitté, le teignit dans le sang, et, lorsqu'il eut rejoint le prince, il le jeta au milieu du chemin, à l’endroit où il se partageait.
S 7" EE LYS RES 1 CE NOTES Le RFF KT Te lin, SR ER 9 RER Se ES
L'ETÉ L OE EL OU FRS: Kx ER RENTE ME + ue LÉ "Re Ee, EX = NS ER LE, D, RQ ET T0
BADOURAH PRINCESSE DE CHINE
Le prince Camaralzaman demanda à Marzavan quel
était son dessein. “Prince, répondit Marzavan, dès que le
roi votre père verra, ce soir, que vous ne serez pas de retour, ou qu'il aura appris des palefreniers que nous serons partis sans eux pendant qu’il dormaient, il ne manquera pas de mettre des gens en campagne pour courir après nous. Ceux qui viendront de ce côté et qui rencontreront cet habit ensanglanté ne douteront pas que quelque bête ne vous ait dévoré et que je ne me sois échappé, de crainte de sa colère. Le roi, qui ne vous croira plus au monde, selon leur rapport, cessera d’abord de vous faire chercher et nous donnera lieu de continuer notre voyage. La précaution est véritablement violente, de donner tout à coup l'alarme accablante de la mort d’un fils à un père qui l’aime si
. passionnément; mais la joie du roi votre père en sera plus
grande quand il apprendra que vous êtes en vie et content. — Brave Marzavan, reprit le prince Camaralzaman, je ne puis qu'approuver un stratagème si ingénieux, et je vous en ai une nouvelle obligation.”
Le prince et Marzavan, munis de bonnes pierreries pour leur dépense, continuèrent leur voyage par terre et par mer, et il ne trouvèrent d’autre obstacle que la longueur du temps qu'il fallut y mettre de nécessité. Ils arrivèrent enfin à la capitale de la Chine, où Marzavan, au lieu de mener le prince chez lui, fit mettre pied à terre dans un logement
public des étrangers. Ils y demeurèrent trois jours à se