A" # LA
VA
x À: ÿ fe 8 eZ a 2 RSS 27 ; g Ps 2709 .° SF: CR RE 4,9% F LVL He IEC 64 ee NS . SE AS
L » * + à ..., = EN
at
LOË e
oE :
e SU LS x 24 ))
CONTE DES MILLE ET UNE NUITS
délasser de la fatigue du voyage; et dans cet intervalle Marzavan fit faire un habit d’astrologue pour déguiser le prince. Les trois jours passés, ils allèrent au bain ensemble, où Marzavan fit prendre l’habillement d’astrologue au prince; et, à la sortie du bain, il le conduisit jusqu’en vue du palais du roi de Chine, où il le quitta pour aller faire avertir la mère nourrrice de la princesse Badourah de son arrivée, afin qu’elle en donnât avis à la princesse.
Le prince Camaralzaman, instruit par Marzavan de ce qu'il devait faire et muni de tout ce qui convenait à un astrologue, avec son habillement, s’avança jusqu’à la porte du palais du roi de Chine; et, en s’arrêtant, il cria à haute voix, en présence de la garde et des portiers : “ Je suis astrologue et je viens donner la guérison à la respectable princesse Badourah, fille du haut et puissant monarque Gaïour, roi de Chine, aux conditions proposées par sa Majesté : de l’épouser si je réussis, ou de perdre la vie si je ne réussis pas.”
Outre les gardes et les portiers du roi, la nouveauté fit assembler, en un instant, une infinité de peuple autour du , prince Camaralzaman. En effet, il y avait longtemps qu'il “Vi ne s'était présenté ni médecin, ni astrologue, ni magicien, , depuis tant d'exemples tragiques de ceux qui avaient échoué A dans leur entreprise. On croyait qu’il n’y en avait plus au JA 5 È monde, ou du moins qu'il n’y en aurait plus d’aussi insensés. à M A voir la bonne mine du prince, son air noble, la grande M
jeunesse qui paraissait sur son visage, il n’y en eut pas un à
LS tt
ê < qe EST 24 CET FRS mu” = 1 (0 ANS OP SI :
A IEEE SES Le am] Rem Dana ae en RE, "DG. Get Pont esineineenntet"] CP ARR Ca 8"
BADOURAH PRINCESSE DE CHINE
qui il ne fit compassion. ‘A quoi pensez-vous, seigneur ? lui dirent ceux qui étaient le plus près de lui. Quelle est votre fureur d’exposer ainsi à une mort certaine une vie qui donne de si belles espérances? Ces têtes coupées que vous avez vues au-dessus des portes ne vous ont-elles pas fait fl horreur ? Au nom de Dieu, abandonnez ce dessein de + désespéré ; retirez-vous. ?” t À
À ces remontrances, le prince Camaralzaman demeura Ï | ferme; et, au lieu d’écouter ces harangueurs, comme :ül vit °° que personne ne venait pour l’introduire, il répéta le même cri avec une assurance qui fit frémir tout le monde; et tout le monde s’écria alors : Il est résolu à mourir; et Dieu veuille avoir pitié de sa jeunesse et de son âme!” Il criaune : ù troisième fois, et le grand vizir, enfin, vint le prendre en personne, de la part du roi de Chine.
Ce ministre conduisit Camaralzaman devant le roi. Le prince ne l’eut pas plutôt aperçu assis sur son trône qu'il se prosterna et baisa la terre devant lui. Le roi, qui, de tous ceux qu’une présomption démesurée avait fait apporter leurs