‹ La Princesse BadourahChapitre 83 sur 104 · ELU ES D · texte numérisé non relu

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la bonne nouvelle qu'il avait à annoncer à Camaralzaman.

“Mon fils, lui dit-il (car, par le privilège de son grand

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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

tenez-vous prêt à partir dans trois Jours : le vaisseau fera voile ce jour-là sans faute, et je suis convenu de votre embarquement et de votre passage avec le capitaine.

— Dans l’état où je suis, reprit Camaralzaman, vous ne pouvez m'annoncer rien de plus agréable. En revanche j'ai aussi à vous faire part d’une nouvelle qui doit vous réjouir. Prenez la peine de venir avec moi, et vous verrez la bonne fortune que le ciel vous envoie.”

Camaralzaman mena le jardinier à l'endroit où il avait déraciné l'arbre, le fit descendre dans le caveau; et, quand il lui eut fait voir la quantité de vases remplis de poudre d’or qu’il y avait, il lui témoigna la joie de ce que Dieu récompensait enfin la vertu et toutes les peines qu'il avait prises depuis tant d’années.

‘Comment l’entendez-vous ? reprit le jardinier. Vous

imaginez-vous que je veuille m'approprier ce trésor? Il est

à vous, et Je n'y ai aucune prétention. Depuis quatre-vingts ans que mon père est mort, je n’ai fait autre chose que de remuer la terre de ce jardin sans lavoir découvert. C’est une marque qu'il vous était destiné, puisque Dieu a permis que vous le trouviez; il convient à un prince comme vous plutôt qu’à moi, qui suis sur le bord de ma fosse et qui n’ai plus besoin de rien. Dieu vous l’envoie à propos, dans le temps où vous allez vous rendre dans les États qui doivent vous appartenir, où vous en ferez un bon usage.”

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