‹ La Princesse BadourahChapitre 85 sur 104 · D (0) ES · texte numérisé non relu

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BADOURAH PRINCESSE DE CHINE

, qui lui avait fait retrouver le talisman de la princesse

Badourah, ce dont le jardinier ne fut pas moins surpris que joyeux pour l'amour de lui. |

Soit à cause de son grand âge ou qu’il se fût donné trop de mouvement ce jour-là, le jardinier passa une mauvaise nuit; son mal augmenta le jour suivant, et il se trouva encore plus mal, le troisième, au matin. Dès qu’il fut jour, le capitaine du vaisseau en personne et plusieurs matelots vinrent frapper à la porte du jardin. Ils demandèrent à Camaralzaman, qui leur ouvrit, où était le passager qui devait s’embarquer sur le vaisseau. C’est moi-même, répondit-il. Le jardinier qui a demandé passage pour moi est malade et ne peut vous parler; ne laissez pas d’entrer, et emportez, Je vous prie, les pots d’olives que voilà avec mes hardes, et Je vous suivrai dès que j'aurai pris congé de lui.”

Les matelots se chargèrent des pots et des hardes, et quittant Camaralzaman : ‘Ne manquez pas de venir incessamment, lui dit le capitaine; le vent est bon, et je n’attends que vous pour mettre à la voile.”

Dès que le capitaine et les matelots furent partis, Camaralzaman rentra chez le jardinier, pour prendre congé de lui et le remercier de tous les bons offices qu'il lui avait rendus; mais il le trouva qui agonisait, et il eut à peine obtenu de lui qu'il fit sa profession de foi, selon Ja coutume des bons musulmans, à l’article de la mort, qu'il le vit expirer.

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