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ralzaman, au milieu de l’éclat qui l’environnait, s’imagina que Camaralzaman pouvait y être embarqué, et la pensée lui vint
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de le prévenir et d’aller au-devant de lui, non pas pour se faire connaître (car elle se doutait bien qu’il ne la recon- © naîtrait pas), mais pour le remarquer et prendre les mesures Nr qu’elle jugerait à propos pour leur reconnaissance mutuelle, Ê
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CONTE DES MILLE ET UNE NUITS
Sous prétexte de s'informer elle-même des marchandises et même de voir la première et de choisir les plus précieuses qui lui conviendraient, elle commanda qu'on lui amenûât
un cheval. Elle se rendit au port, accompagnée de plusieurs officiers qui se trouvèrent près d’elle, et y arriva dans le | temps où le capitaine venait de débarquer. Elle le fit venir. lE et voulut savoir de lui d’où il venait, combien il y avait |} 4 de temps qu'il était parti, quelles bonnes ou mauvaises rencontres il avait faites dans sa navigation, s’il n’amenait pas quelque étranger de distinction, et surtout de quoi son vaisseau était chargé.
Le capitaine satisfit à toutes ses demandes ; et, quant aux passagers, il assura qu'il n’y avait que des marchands qui avaient coutume de venir, et qu’ils apportaient des étoffes très riches de différents pays, des toiles des plus fines, peintes et non peintes, des pierreries, du musc, de l’ambre gris, du camphre, de la civette, des épiceries, des drogues pour la médecine, des olives, et plusieurs autres choses.