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et
BADOURAH PRINCESSE DE CHINE
de lui manquer de fidélité, la princesse de l’île d’Ébène entra dans son dessein. Elle l’assura qu’elle y contribuerait elle-même avec un très grand plaisir, qu’elle n'avait qu’à l’avertir de ce qu’elle souhaiterait qu’elle fit.
Le lendemain, la princesse de Chine, sous le nom, l’habit
et l’autorité du roi de l’île d’Ébène, après avoir pris soin de a faire mener le prince Camaralzaman au bain, de grand |, 4
matin, et de lui faire prendre un habit d’émir ou de gouverneur de province, le fit introduire dans le conseil où il attira les yeux de tous les seigneurs qui étaient présents, par sa bonne mine et par l'air majestueux de toute sa personne. |
La princesse Badourah elle-même fut charmée de le revoir
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aussi aimable qu’elle l’avait vu tant de fois, et cela l’anima davantage à faire son éloge en plein conseil. Après qu’il eut pris sa place au rang des émirs, par son ordre : “Seigneurs, dit-elle en s'adressant aux autres émirs, Camaralzaman, que
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je vous donne aujourd’hui pour collègue, n’est pas indigne de la place qu’il occupe parmi vous: je l'ai connu suffisam-
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ment, dans mes voyages, pour en répondre; et je puis assurer qu’il se fera connaître à vous-mêmes autant par sa valeur et mille autres belles qualités que par la grandeur de