‹ La Princesse de BagdadChapitre 25 sur 57 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

GODLER.

Souvent, et pendant plusieurs années. De là le grand luxe et le grand équipage de la maison. Mais elle a été si légère et elle a tant abusé, que le roi, devenu tout de même, pendant ce temps-là, père d'une nombreuse famille, comme tout le faisait espérer depuis son voyage à Paris, que le roi, la marquise vieillissant par là-dessus, a perdu patience et ne donnait plus d'argent qu'à sa fille qu'il adorait et qu'il voyait en cachette ; mais il est mort tout à coup.

TRÉVELÉ.

Je sais qui c'est.

GODLER.

Alors nous le savons tous les deux, cela suffit. Après la mort du roi, toutes les ressources ont disparu. Heureusement l'amour et le mariage de notre ami le comte Jean de Hun se sont trouvés à point nommé pour maintenir pendant quelque temps le grand état de la maison; mais, à cette heure, je crois que la débâcle n'est pas loin, et toutes ces allées et venues d'aujourd'hui pourraient bien en être les derniers indices. Tous les moyens légitimes sont épuisés, il ne reste plus que les autres.

TRÉVELÉ.

Qui sont heureusement les plus nombreux. C'est trop cher pour nous, mon vieux Godler. Pour le moment, c'est l'affaire du millionnaire ténébreux; nous verrons après. 11 n'y a plus rien à boire; on nous a complètement oubliés; remets ton peigne dans ta poche, ta mèche est très bien comme ça, et allons-nous-en. Drôle de maison. Où est mon chapeau ?

Pendant qu'ils cherchent tous deux leurs chapeaux en tournant le dos au fond, Jean entre très pâle et visiblement ému.

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