‹ La Princesse de BagdadChapitre 28 sur 57 · ACTE PREMIER 4ô · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER 4ô

JEAN

Oui, M. Nourvady, votre amant !

LION NETTE, indignée.

Mon amant !

Oui, votre amant, à qui vous avez vendu votre personne et mon nom, votre honneur et le mien, contre quelques centaines de mille francs. Pour votre honneur à vous, c'est trop, mais pour le mien ce n'est pas assez.

LION NET TE

Qu'est-ce que c'est que cette histoire-là ?

JEAN

M.Richard vient de m'envoyer chercher; en rentrant chez lui, ce soir, il a trouvé toutes les notes que vos créanciers lui renvoyaient acquittées, en lui écrivant qu'ils étaient intégralement payés. Par qui? vous le savez.

Il jette les papiers sur la table.

LION NET TE

Je vous jure...

JE A N, fou de colère.

Vous mentez ! vous mentez !I1 y avait un moyen, pénible pour vous, de vous acquitter, on vous Ta proposé tantôt ; vous avez refusé obstinément... vous aviez vos raisons, c'était inutile ! Le marché était conclu et exécuté. Depuis quand ?

LIONNETTE

Ah çà! quand aurez-vous fini de m'insulter ! Je vous dis que ce dont vous m'accusez n'est pas vrai. Maintenant, si vous ne me croyez pas, faites tout ce que vous voudrez.

JEAN, exaspéré.

Je vous chasse.

LION NETTE

Malheureusement je suis chez moi ici, et j'y reste.

JEAN

C'est vrai ; pardon ! J'oubliais que votre mère avait tout prévu. Cette maison payée par moi est à vous, mais les dettes faites par vous, sont payées par un autre. C'est une compensation. C'est moi qui vais quitter cette maison, soyez tranquille. Je pars... je vais chercher de l'argent, — chez ma sœur, — n'importe où î — Il faudra bien que j'en trouve, quand je devrais volera mon tour. Et après nous verrons. Adieu !

Il sort avec un geste de menace.

LIONNETTE, seule.

AdiCU ! (Haussant les épaules et gagnant son appartement.) L'imbécile !

Elle rentre chez elle.

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