‹ La Princesse de BagdadChapitre 38 sur 57 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

(NE VOIX, ou dehors.

Pour la troisième fois, ouvrez.

L I 0 N N E T T E, qui était allée regarder à travers les rideaux de la fenêtre.

Mon mari! avec ces hommes. Ah! c'est complot...

NOI' R V ADY.

Cachez-vous ici.

Il montre la porte à droite.

L I 0 N N E T T E, affolée de colère.

Moi, me cacher! Allons donc! pour qui me prenez- vous? Je n'ai rien fait de mal. — Tous ces gens-là sont fous décidément. — Je veux ÎCS VOir de près. (Xourvady est allé fermer la porte du fond à clef. Lionnette a arraché ses voiles, déchiré le fichu qui couvrait ses épaules et déroulé ses cheveux en secouant la tète.) C est CJliand

j'étais ainsi que mon mari me trouvait le plus belle! C'est bien le moins qu'il me revoie comme il aimait à me voir. — Suis-je vraiment belle ainsi ?

NOU RVADY.

Oh ! oui, bien belle.

LIONNETTE

Et vous m'aimez?

NOUB V ADY.

Profondément.

LIONNETTE

El toute votre vie sera à moi?

Toute ma vie.

LIONNETTE

Vous le jurez?

NOURVAD Y.

Sur l'honneur.

Il s'approche vivement d'elle. Davant ce mouvement elle étend ses bras nus en les croisant sur son visage qu'elle recule . Nour yady couvre ses bras de baisers .

UNE VOIX, derrière la porte que Nourvady a fermée.

Ouvrez !

NOURVADY.

Qui êtes-vous?

LA VOIX

Au nom de la loi.

NOURVADY.

Je suis chez moi. Je refuse.

JEAN, du dehors.

Enfoncez cette porte.

LIONNETTE

Le lâche !

LA VOIX

C'est à moi de donner des ordres ici, à moi seul. Pour la dernière fois, voulez-vous ouvrir ?

NOURVADY.

Non!

LA VOIX

Forcez cette porte.

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