‹ La Princesse de BagdadChapitre 43 sur 57 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

LION NET TE, à Nourvady.

Et maintenant me croyez- vous bien à vous ?

JEAN

En présence de l'insolence et de l'audace de la prévenue, je requiers son arrestation immédiate.

LE COiMMISSAlRE.

Je connais les droits que la loi me donne et les devoirs que j'ai à remplir. Tout ce qui a été dit a été consigné au procès-verbal ; je borne là mon ministère, (a Nourvady.) Puisque vous n'êtes pas chez vous, monsieur, vous pouvez vous retirer ; seulement, comme l'avenue est pleine de monde en face de la porte principale, quittez la maison par cette issue, un de mes agents va vous rejoindre pour que le gardien vous laisse passer.

Il montre la gauche. Nourvady salue Lionnette et sort par la gauche en passant devant Jean qui, les bras croisés et debout, ne veut pas voir le salut provocant que Nourvady lui fait.

LE COMMISSAIRE, à Lionnette.

Quant à vous, madame, puisque vous êtes chez vous, rentrez, croyez-moi, dans votre appartement, et, si vous voulez sortir, ne sortez que quelque temps après notre départ, quand il n'y aura plus de curieux dehors et que vous serez sûre de ne pas être insultée.

LIONNETTE

Merci, monsieur.

Elle sort par la porte de droite.

LE COMMISSAIRE, à Jean.

Je vais remettre mon rapport à M. le juge d'instruction. Vous avez dix jours pour retirer votre plainte, monsieur,

plainte que vous avez peut-être eu tort de porter. Cette femme s'accuse trop. Pour moi, elle est innocente. Sortez de cette maison avant moi , monsieur. On nous a vus entrer ensemble, si nous sortions de même, on vous reconnaîtrait pour le mari et l'on pourrait vous dire des choses désagréables. Les Français n'aiment pas les maris qui font surprendre leur femme par le commissaire de police. J'ai bien l'honneur de vous saluer.

Jean salue et sort. Le commissaire revient s'asseoir auprès de son secrétaire pour remplir les dernières formalités.

Page 1