SCÈNE V
LIONNETTE, JEAN, RAOUL, RICHARD, GODLER, TRÉVELÉ.
LIONNETTE à Jean en courant à lui et en tombant à genoux.
Ne me quitte plus. Je t'expliquerai tout. Je comprends, je vois clair ! Je suis innocente, je te le jure ! je te le jure! je te le jure ! Nous vivrons modestement dans un coin, où tu voudras. Qu'est-ce que cela me fait maintenant que mou enfant m'a donné une âme !
Elle se rejette sur son fils.
JEAN, dans les bras de Godler et de Trévelc.
Mes amis, mes amis, je deviens fou !
GODLER.
Vous pouvez vous vanter d'avoir une vraie femme, vous !
TRÉVELÉ, le poussant :
Allez donc lui baiser les pieds.
Lionnette est assise sur le canapé, tenant la tète de son fils sur les genoux et la tête renversée en arrière dans un sentiment de lassitude et de bien-être. Jean s est précipité à te» genoux, et lui baise la main qu'elle a de libre, Elle tend l'autre à Richard.
LIONNETTE, à Richard..
Il était temps.
RICHARD
Oui. Un cri d'entant ! cela suffit. Quand tout est bien désespéré, Dieu a de ces moyens-là.
JEAN
Je te crois et je t'aime.
LION NETTE, avec un long soupir de joie.
Ah ! que je suis heureuse !
G 0 D L E R , s'essuyant les yeux .
Est-ce bête, à mon âge !
TRÉVEL É , s'essuyant les yeux, à Godler, et pour cacher son émotion.
Ramène ta mèche.
Château de Salneuve, septembre 1360.