‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 113 sur 269 · I. Cf. Aic/t. nul. Même dossier · texte numérisé non relu

I. Cf. Aic/t. nul. Même dossier

SURINTENDAiSTE i5l

tement du château de Versailles. Les grands officiers — chancelier, secrétaire des commandements, surintendant des finances, intendant — ne prêtaient pas serment à la surintendante, mais, comme elle était « chef du conseil » , quand ils se réunissaient, c'est elle qui dirigeait leurs débats, exerçant ainsi, sur eux, une sorte de contrôle ^ Elle avait des pouvoirs immenses, elle était la plus grande dame de la Cour, semblait la maîtresse des fêtes et des grâces et, comme dit Saint-Simon, « rien n était pareil à sa splendeur » .

Aussi, quelques mois seulement après la création de la charge, des contestations très vives s'élevèrent entre Olympe Mancini, qui en était investie, et la duchesse de Navailles, dame d'honneur de Marie-ïhérèse . La nièce de Mazarin avait été aimée de Louis Xl\ . Plus ambitieuse que tendre, elle s'était, avant sa sœur Marie, abandonnée au rêve de devenir reine de France ; ne le pouvant et déçue aussi dans son espoir de se marier avec le prince de Conti, elle avaitaccepté d'épouser Eugène-

Page 1