‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 127 sur 269 · Cf. Duc de Lévis. Souvenirs et Portraits · texte numérisé non relu

Cf. Duc de Lévis. Souvenirs et Portraits

Chez la princesse de Guéménée, qui tenait grand état à la Cour, les invités étaient de moins haute lignée, mais ils s'ingéniaient à être plus aimables, plus spirituels. C'est le comte de Mercy-Argenteau qui poussait la reine à venir chez la gouvernante dont il était l'ami. Il pouvait ainsi surveiller à loisir la fille de Marie-Thérèse et il établissait, en même temps, « un contrepoids à rinfluence de M""' de Lamballc », qu'il trouvait « trop exclusive »*.

La princesse de Guéménée vivait séparée de son mari et sa liaison avec le duc de Colgny était chose connue et admise ^ « Elle rassemblait chez elle une société bruyante et beaucoup de jeunesse'^ ». Elle donnait des bals, des fêtes. On jouait gros jeu ', un jeu souvent suspect, dans ses salons. « Il s'y forgeait des intrigues et l'on y favorisait tous les moyens de dissipation '" » . Parfois on parlait politique ; on se moquait de gens

1. Mercy à Marie-Thérèse, 28 février 1776. Correspondance secrète entre..., op. cit.

2. Cf. Correspondance secrète entre.,., op. cit. Introduction.

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