‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 126 sur 269 · L. S. Mercier. Le nouveau Paris · texte numérisé non relu

L. S. Mercier. Le nouveau Paris

5. Cf. Mémoires secrets pour servir à la République des lettres, op. cit. Marie-Antoinette essayait bien « de l'arrêter dès qu'il commençait ses polissonneries », elle n'y parvenait pas. (Cf. Marie- Antoinette à Marie-Thérèse, i5 novembre 1774- Correspondance secrète entre..., op. cit.)

alors fort en faveur à la Cour. Lauzuii venait aussi; il étonnait tout le monde avec sa faconde gasconne et, pai-ce qu'il était écouté avec complaisance et qu on le trouvait élégant et beau, il s'imaginait être aimé de la reine'. Il y avait encore, presque chaque soir, chez M™" de Lamballe, avec ses dames, M""^' de Saluées et d'Aché, ses familiers, MM. de Lastic, du Authier, de Clermont-Gallerande, tout ce qu'on appelait le Palais-Royal', le marquis de Conflans, M. de Pons, M. de Barbentane, M""^ de Genlis, Sillery et, quelquefois, le vieux duc d Orléans. C'était une réunion d'esprits libres, de gens qui se piquaient d'avoir le goût anglais et d'être philosophes. On y discutait sur la valeur des chevaux et des jockeys et sur les mérites de \ol taire et de Montesquieu. Aussi bien avait-on banni, de ces réunions, les formes gênantes de Tétiquette ^ et Marie-Antoinette s'entretenait-elle librement avec tous.

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