‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 131 sur 269 · Cf. Jd., îbid · texte numérisé non relu

Cf. Jd., îbid

5. Cf. Les lettres de la princesse à M. de Saint-Priest, ministre de la maison du roi, au baron de Breteuil qui succéda à Saint- Priest en 1783, à M. Amelot, etc., Arch. nat. O' 3792. Cf. aussi sa lettre à M. d'Angevillers, Arch. nat. Musée E 11, 1024.

du palais, souvent en désaccord, les secrétaires des commandements ', Tin tendant ", le maître d'hôteP, les femmes de chambre *, enfin les cinq cents fonctionnaires de la Maison de la reine. Elle devait répondre à mille demandes, trouver une place à tous ceux qui se présentaient à elle avec de puissantes recommandations , recevoir les plaintes des domestiques, vérifier tous les comptes, organiser les voyages de la Cour '\ que sais-jc encore ?

On ne voit pas, vraiment, la princesse de Lamballe à la tête d'un service aussi compliqué. Elle mécontenta les uns, se montra trop indulgente avec les autres*. Très attachée au cérémonial, elle

1. MM. Augeard et Beaugeard. C'étaient de hauts fonctionnaires gagnant 200.000 livres chacun. M"" de Lamballe leur écrivait souvent pour leur transmettre ses ordres (18 octobre 178T, i<" décembre 1781, 26 mai 1782, etc.). Cf. Arch. nat. O' 3792.

2. Gabriel Saint-Charles, il gagnait 120.000 livres [Arch. nat. Même dossier).

3. Le sieur de Guimps. Ses appointements étaient de 60.000 livres. Arch. nat. Même dossier.

4. Les deux premières étaient M""= Campan et la veuve Thibaut. Elles avaient 3.007 livres chacune [Ach. nat. Même dossier).

.*). Voyez aux Archives nationales (même dossier) toute la correspondance de la surintendanle avec les dill'érents officiers de la Maison de la reine.

G. Cf. Arch. nat. Même dossier.

l'jS L.\ PRINCESSE DE LAMBALLE

était en dispute perpétuelle avec les dames du palais et les grands officiers de la -Maison de la reine ^ ; elle tenta de faire éloigner Vermond - et clic alla si loin dans les revendications de ses prérogatives que M. de Paulmy d'Argenson, le chancelier, écrivit, à Marie-Antoinette, une lettre où il se plaignait amèrement des exigences de la surintendante \

Ces disputes et ces contestations « importunaient » * Marie-Antoinette « qui passait tout à ceux qui se rendaient utiles à ses amusements », mais ne pouvait supporter le moindre ennui ®,

1. Cf. Mercy à Marie-Thérèse, i6 mai 1776. (Correspondance secrète entre..., op. cit.)

2. Parce qu'il la jugeait mal peut-être, plut6t parce qu'il se permettait de remettre à la reine des mémoires sans les faire passer par les mains de la surintendante (Cf. Correspondance sécrète de Métra, i5 juin 1777).

3. « ... M""» la princesse de Lamballe veut... arrêter les comptes du trésorier général de Votre Majesté... M"° de Glermont, quoy qu'elle ait le titre de chef du conseil de la reine, comme M"" la princesse de Lamballe, n'a jamais formé pareille prétention... M"»» la princesse de Lamballe a envoyé chercher M. Amelot et l'a prié de prendre les ordres du Roy sur toute cette affaire, c'est tout ce que je demande, prêt à m'y conformer entièrement. Je suis avec..., signé R. de Paulmy, 9 janvier 1779 (Bibl. de l'Arsenal mss. 586i, f» 930).

4. Mercy à Marie-Thérèse, i5 juin 1776. Correspondance secrète entre... op. cit.

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