‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 130 sur 269 · Le même à la même, 17 décembre 1775. Id.^ ibid · texte numérisé non relu

Le même à la même, 17 décembre 1775. Id.^ ibid

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son rôle et être, alors, avec toutes les obligations que comportait la charge importante dont elle était investie, la plus grande dame de la Cour, l'organisatrice des fêtes et des jeux, le « chef » véritable du conseil et de la Maison de la reine.

C'est à ce dernier parti que la princesse avait décidé de se résoudre, satisfaisant ainsi, en même temps que son amour-propre, les espérances du duc de Penthièvre, qui n'eût pas été fâché de voir remplir avec éclat, par sa belle-fille, des fonctions dont n'avait pas été sans tirer profit son aïeule, la marquise de Montespan. Mais pour s'acquitter, comme il eût convenu, des devoirs qui lui incombaient, il aurait fallu que M""' de Lamballe possédât, avec beaucoup de souplesse et d'habileté, de rares qualités d'intelligence et l'expérience des choses et des hommes de la Cour.

Or, si elle n'était ni aussi sotte que le disaient Vermond et Mercy ^, ni aussi peu spirituelle que le croyait M"'' dOberkirch, la surintendante n'était nullement préparée à remplir une charge qui

I. « Elle jouissait de fort peu d'esprit », dit Mercy. Mercy ù Marie-Thérèse, 28 février 1778. Id., ibid.

équivalait à celle de ministre de la Maison du roi. Elle avait reçu une éducation de princesse ' et elle était femme. Avec cela, elle avait plusieurs défauts essentiels ', une paresse excessive % beaucoup d insouciance, de la frivolité et elle s'était habituée à compter beaucoup trop sur lindulgence de ses amis '.

Elle entreprenait une tâche pénible et difficile, méticuleuse et délicate. Il lui fallait contenter le plus de monde possible, la reine d abord, qui avait pris le goût de la dépense, les ministres ° ensuite, qui cherchaient à faire des économies, les dames

1. Elle possédait une bibliothèque comprenant, entre autres choses, les Lettres de M""^ de Sét'iffué (8 vol. en maroquin rouge aux armes), V Abrégé de l'Histoire ancienne deM. Rollin (5 vol. en maroquin bleu aux armes), les œuvres de Restif de la Bretonne. De l'Homme, De l'Esprit, par Helvetius, Vllliade, VOdysséc. Lafontaine, Boileau, Molière, Fénelon, Voltaire. Rousseau. Dorai, etc... (Cf. Gazette des Beaux-Arts, novembre 1898. La princesse de Lamballe bibliophile)

2. Mercy à Marie-Thérèse, 28 février 1778. Correspondance secrète entre..., op. cit.

3. Cf. Lettre de M""» de Lamballe à la landgriifin de Hesse- Rolhembourg, 26 juin 1784 {Arc/tires de Raudnitz) publiée par Ch. Schmidt dans la Revue de la Révolution française, 1900.

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