Cf. Mercy à Marie-Thérèse, 12 septembre 1777. Id., ibid
SURINTENDANTE lOJ
diverlir coûte que coûte. Si elle était plus sagace, elle verrait bien que tous les hommes, toutes les femmes qu'elle retrouve là, plusieurs fois par semaine, sont des courtisans avides dont toutes les démarches sont calculées. M""^ de Polignac, qui cachait, peut-être, sous une candeur apparente, plus de ténacité et de finesse qu'il ne semblait *, est habilement conseillée. Elle sait être douce, insinuante ; elle paraît désintéressée. Elle ne se plaint jamais qu'avec respect et tendresse " et, quand elle désire quelque faveur, elle se garde bien de la demander, ayant le talent de se la faire offrir ^
Dans son salon, on brocante des croix de Saint- Louis, des chapeaux de cardinal , des bonnets d'évêque *, on extorque à la reine des grâces qui occasionnent des plaintes continuelles \ Tous les
1. Cf. Maxime de la Rocheterie. Histoire de Marie-Anioinelte, op. cit.
2. Cf. Mercy à Marie-Thérèse, i5 novembre 1776. Correspondance secrète entre..., op. cit.