‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 160 sur 269 · Camille Desmoulins · texte numérisé non relu

Camille Desmoulins

3. « C'est à la conduite du prince fugitif (le comte d'Artois) écrit

sûreté. « Le peuple m'aime beaucoup, écrivaitelle le 7 août, il m'a rendu justice en me distinguant des personnes qu'il soupçonnait lui être contraires ' . »

C'était vrai alors : « elle n'avait jamais joué aucun rôle, rien ne pouvait la rendre suspecte, car elle n'était connue que par des actes multiples de bienfaisance' ». On la savait « cordialement amie de ceux qui désiraient voir abolir les abus ' » et restreindre le pouvoir du monarque. « Ainsi, disait-elle naïvement, Louis XVI n'aura plus rien à craindre pour lui et pour les siens... Tout le peuple se constituera sa garde du corps ' » .

Ces idées, la princesse les avait entendues développer au Palais-Royal et dans les « insignifiantes** », mais verbeuses, réunions des francs-

M"" de Lamballe, le 21 août 1789, à la noblesse et à la société du prince que nous devons d'avoir été mis dans une position qui. inévitablement, fait encore frémir quand on y songe. » Lettres écrites par la princesse de Lamballe... déjà citées [Revue de la Révolution. Française, t. XXXIX.)

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