Id., ibid
Seulement, les journées d'angoisse que la princesse avait passées à Fliôtel de Toulouse, à l'époque de la prise de la Bastille, avaient ébranlé sa santé. Aussi partit-elle, au commencement du mois d'août, « pour la ville d'Eu », où était son beau-père, car Paris était dans « la narchie la plus affreuse » et « il était nécessaire de changer d'air pour rejDrendre des forces, à quoi le tumulte et les propos nuisaient infiniment ' » .
Elle était à Eu, depuis deux mois à peine, retenue auprès du duc de Penthièvre, dont « la santé éprouvait toujours quelques malingreries ' », lorsqu'un soir, le 7 octobre, à neuf heures, un courrier vint frapper à la porte du château^.
Il est envoyé par la reine et a brûlé les étapes pour arriver plus vite. Il raconte ce qui s'est passé à Versailles. Les femmes arrivant en bande, le soir du 5 octobre, devant le palais, criant qu'on leur donne du pain ' ; Louis XVI accueillant leur
I. Lettre de M™' de Lainballe à la landgrafin de Hesse, 7 août 1789. Id., ibid.
1. Lettre du duc de Penthièvre au cardinal de Bernis, citée par G. Bertin. M"» de Lainballe.
3. Cf. Fortaire. Mémoires pour servir à la vie de M. de Penthièvre.