Cf. D'' Saiflei't. Kraukiteilgeschivhie..., op. cit
2. Cf. sur la duchesse d'Orléans, Delille. Journal de la vie de S. A. S... op. cil. Mrrnoiies de l'abbé Lambert; Dard. Le gênerai Choderlos de Laclos etc..
ment. Gomme son médecin, le docteur SailTeit, était aussi celui du duc d'Orléans, elle alla lui demander conseil. Il l'engagea à se retirer, à profiter de cette occasion pour réaliser le projet qu'elle avait déjà formé, à son retour de Bath, d'acheter des biens-fonds libres et de vivre loin de la Cour, se consacrant tout entière à de charitables devoirs. Mais la princesse ne pouvait prendre aucune résolution sans consulter son beau-père, de qui a dépendait toute sa destinée ». Elle lui fit part de son désir et des raisons qui l'avaient fait naître. Le duc de Penthièvre répondit :
a Non, ma chère bru, mon cœur ne saurait justifier ou accepter les desseins que vous me confiez. La reine est accablée maintenant de soucis et de chagrins ; quelque fâchée que vous puissiez être avec elle, ce n'est pas le moment de la quitter. \ otre démarche serait désavouable, sans charité, cruelle même, et remplirait de fiel le peu de jours qu il me reste à vivre. Donc, vous ne vous soumettrez pas à Tordre que je vous donne, mais vous écouterez mes prières paternelles et vous écrirez la lettre que la reine exige
de VOUS, peut-être contre toute justice, mais qu'explique Fétat où nous nous trouvons et qui n'implique, pour vous, aucun dommage. »
La princesse montra cette lettre au docteur Saiffert qu'elle voyait à lliôtel de Toulouse. 11 lui conseilla de faire valoir à son beau-père, dont il connaissait l'étroite pieté, qu'il était mal d écrire contre ses sentiments. Mais le vieux duc, fidèle et loyal jusqu'au bout, riposta :
(' En ce cas, je prierai Dieu qu'il pardonne à moi-même, à la reine et à vous, ce péché bien pardonnable à la faible humanité. »
La princesse n'avait qu'à obéir. Elle fit avertir son beau-frère de la contrainte qu'on lui imposait et elle écrivit la lettre qui ne servit qu'à accroître le dépit du duc d'Orléans et à attiser sa rancune ' .
C'est donc contre son gré que la surintendante demeura à son poste et ne fut-elle guère de l'in-
I . Le duc répondit que la princesse n'avait qu'à faire ce qu'on lui demandait avec la plus grande tranquillité : « Moi et ma bellesœur, ajouta-t-il, n'avons pas besoin de nous voir en public pour maintenir notre bonne intelligence. » Cf. D' Saiflert. Kninklieitgcsclticlilc. .. op. cit.
timité de Marie-Antoinette qui « restait dans son intérieur' », avec la comtesse d'Ossun, sa dame d'atours, partageant son temps entre l'éducation de ses enfants et des ouvrages de tapisserie'. Toutefois, M"'" de Lamballe avait sa résidence aux Tuileries, où elle occupait le rez-de-chaussée du Pavillon de Flore. Cet appartement était l'un des plus gais du (( château » : cinq fenêtres donnaient sur le jardin, deux sur le quai \ Le roi s'était installé dans trois pièces auxquelles on arrivait par la galerie de gauche. La reine était logée à côté \ Mesdames habitaient le pavillon de Marsan. Le comte et la comtesse de Provence étaient au Luxembourg ^
Les principales charges étaient revenues à la Cour^ Le roi dînait en public tous les dimanches,