a. L'Observateur, septembre i7yo
LES DEBUTS DE LA REVOLUTION ■2'^ i
Les bijoux ne sont plus de mode. Chacun sest dépouillé pour les offrir à la patrie. Pendant quelques semaines, ce fut à qui le plus apporterait. Médaillons, chaînes, colliers, « boètes )),les femmes jetaient tout à la caisse patriotique. Le roi donnait la superbe vaisselle dor de Saint-Cloud '■ et, le duc de Penthièvre ayant envoyé son argenterie, M""" de Lamballe fit comme son beau-père % en même temps que, pour obéir au décret de l'Assemblée nationale', elle s'engageait à verser à la caisse publique, pour la contribution patriotique, la somme de 72.900 livres qui formait le quart de son revenu '.
« Elle ne se mêlait de rien, sinon de faire des vœux pour le bonheur du roi et la tranquillité