‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 175 sur 269 · Décret du 6 octobre · texte numérisé non relu

Décret du 6 octobre

4. Reconnaissance imprimée, datée du 22 décembre 1789. (Bibl. royale de Turin. Catégorie 107). Dans ses revenus, la princesse comprenait ses pensions, ses rentes, son douaire et les émoluments de sa charge de surintendante et stipulait bien dans son engagement que « dans le cas où elle éprouverait quelques réductions sur ses revenus elle diminuerait sa contribution en proportion de ces réductions w.

l'^ï L\ PIIINCESSE DE LAMlîALLE

publique ' », aussi ne fut-elle attaquée violemment ni par les journalistes démagogues, comme Marat et Fréron, ni par les royalistes exaltés, comme Royou. Elle vivait soit aux Tuileries, oi!i la retenaient les devoirs de sa charge, soit dans sa maison de la rue de Seine, à Passy. En août 1790, pendant que la famille royale était à Saint-Cloud, elle alla passer un mois à Amboise avec le duc de Penthièvre, puis elle fit un séjour dans le Maine, chez M. de Clermont et, après avoir accompagné son beau-père et sa belle-sœur à Châteauneuf-sur-Loirc, elle revint à Paris à la fin de novembre -.

Les défections continuaient autour de Marie - Antoinette. Au mois de décembre 1790, l'une des dames du palais qui étaient restées. M""" de Fitz-James, partait pour l'Italie''; le 19 février, les tantes du roi s enfuyaient et, après la journée du 28 février, après celle du 18 avril, oii la

1. Journal général de la Cour et de la Ville, 9 novembre 1790.

2. Cf. Fortaire. Mémoires pour servir à la vie de M. de Penthièvre.

3. Cf. Les lettres de la reine adressées à M"» de Filz-James citées par J. de la Fayc, Amitiés de Reine.

famille royale fut obligée, par la foule, à renoncer au voyage de Saint-Gloud \ la princesse de Chimay, dame d'honneur de la reine, quittait Paris. Le cardinal de Montmorency, premier aumônier dû roi, M^' de Roquelaure et M'^' de Sabran, ses aumôniers ordinaires, les premiers gentilshommes de la chambre, une autre dame du palais, s'éloignaient aussi.

Les souverains étaient seuls pour la lutte. L'émigration les privait de leurs plus sûrs appuis. « Les défenseurs du trône, disait la reine, sont toujours bien quand ils sont auprès du roi. » Ils croyaient mieux faire de déserter leur poste, répondant à l'appel du prince de Condé et du comte d'Artois. Mirabeau^ était mort, « empor-

1. Cf. sur ces journées, les lettres de Madame Elisabeth à la marquise de Raigecourt. Correspondance de Madame Elisabeth.

2. Dans Vlnlroduction des lettres d'amour de Mirabeau, Mario Proth dit que, « pendant la détention de Mirabeau à Vincennes, deux femmes, celles du gouverneur et une princesse française, illuminèrent tour à tour de leur tendresse la c;ellule du prisonnier. » Cette « princesse française », c'est M°>« de Lamballe à laquelle Mirabeau s'était vanté, dans ses lettres à Julie Dauvers, d'avoir inspiré « un intérêt plus qu'amical ». (Cf. de Loménie, Les Mirabeau, t. III). C'était une légende, inventée de toutes pièces par un homme perdu de dettes et de réputation et qui, ayant entrepris de séduire, sans la connaître, une femme (Julie Dauvers) à qui il avait rendu service et y étant parvenu, eut peur d'être bafoué par elle.

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tant avec Jui le deuil de la monarchie ' » et les espérances qu'il avait fait naître dans le cœur des prisonniers des Tuileries. Autour du trône, il ne restait que quelques femmes.

M"'" de Lamballe était toujours là, retenue auprès de la famille royale par un devoir héroïquement accepté. Depuis que la duchesse d'Orléans, lasse des affronts que le duc lui infligeait, était allée avec son pères, la surintendante s'était rapprochée de la reine ; mais elle n'était plus la confidente de jadis. Marie-Antoinette « envoyait lettres sur lettres, dépêchait courriers sur courriers » ^ sans la con-

s'il lui avouait ce qu'il était. Il revêtit un « personnage prestigieux » et « broda une trame grossière, empruntée à un roman de chevalerie », puis, « lorsqu'il ne s'agit plus que de choisir le trait final », il dit qu'il était « l'ami, le conseiller, l'amant » de... la princesse de Lamballe. Comme bien on pense, si la surintendante de la Maison de la reine avait porté un intérêt simplement amical à Mirabeau, elle ne l'aurait pas laissé enfermer à Vincennes en 1777 et elle n'eût pas manqué de lui entr'ouvrir « sa bourse où il ne se fût pas fait scrupule de puiser ».

Cf. Mineii'a du i*'' mars 1902 : Avanl-propos aux lettres de Mirabeau à Julie écrites du donjon de Vincennes ; et aussi Y Intermédiaire des Chercheurs et Curieux, 1902.

I. Correspondance entre le co7nte de Mirabeau et le comte de La Marck.

1. Après avoir obtenu une séparation. Cf. Les journaux du temps : Mémoires de l'abbé Lambert; P. Lenfant. Correspondance secrète du duc d' Orléans etc.

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