‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 198 sur 269 · M"» d'Amblimont à M"^ de Lage, 20 juillet · texte numérisé non relu

M"» d'Amblimont à M"^ de Lage, 20 juillet

'i. Cf. M™» de Lamballe à la landgriifin de liesse, 18 août 1791.

3o-2 LA PRINCESSE DE LAMBÂLLE

Finvitaient à venir se réfugier en Piémont. La marquise de Lage disait à sa maîtresse que, à défaut de Coblentz, c'était à Turin qu'elle devait se retirer : « Vous conseillez bien à votre aise, lui dit M""" de Lamballe, mais vous n'y viendriez pas. — Moi ! Madame, répondit-elle. C'est affreux ce que vous me dites. Plus ce séjour sera triste et isolé et plus je tiens à y être avec vous ! » ^

Mais la princesse ne se décidait point : « elle se croit, écrit M""' de Lage, obligée de rejoindre la reine à qui on dit qu'elle a envie de la rejoindre, tandis qu'on dit à cellc-cy que la reine la désire. On fait que celle-cy s'offre et on insinue à l'autre qu'elle choquerait en la refusant. Mais, comme elle craint ce voyage... elle avance et puis recule un peu... Elle perce le cœur à ses amis. » '

Cependant, le roi avait accepté la Constitution, et les nouvelles de France étaient, chaque jour, tueilleures . Le 2.5 septembre, Louis XVI avait offert des réjouissances populaires au château des

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