Cf. Mcmoires dU marquis de Ferrières
LA FUITE 3o3
Tuileries ; il y avait eu un Te Deiim à Notre-Dame, et, dans la ville, des illuminations ' . Le 20, la reine était allée à FOpéra ; le 2G, elle avait été reçue à la Comédie-Française par ce des bravos inexprimables » ". L'Assemblée constituante avait décrété sa clôture ^ . 11 semblait bien que la Révolution fût terminée.
C'est ce que Marie- Antoinette écrivait à M"*" de Lamballe qui, moins que jamais, ne pouvait se retirer à Coblentz, où Ion traitait publiquement le roi de soliveau et la reine de démocrate'" . Aussi, quand, le i4 octobre, elle eut reçu, de Marie- Antoinette, une lettre plus pressante" et pleine de tendresse, malgré les amis qui essayaient de la retenir, malgré les conseils de Saiffert, elle se décida brusquement au départ, n'emmenant avec elle que M"" de Ginestous qui, étant génoise, lui semblait à Tabri de tout risque.
I. Cf. Madame Elisabeth à la marquise de Raigecourt. Correspondance de Madame Elisabeth.
■i. Slacl à Gustave III, aç» septembre 1791. Correspondance dipliimalique du baron de Slaël-Holsletn.