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DES TUILERIES A LA. PETITE FORCE 3i5
M""' de Lamballo partageait ces inquiétudes et ces souffrances. « Jamais il n'y eut personne de plus courageusement dévouée à la reine ))\ Plus l'adversité s'acharnait sur Marie-Antoinette, plus elle en voulait prendre sa part. Le malheur l'attirait. Elle répondait aux odieux soupçons dont on avait essayé de la flétrir par un héroïque dévouement aux infortunes de son amie.
Depuis son retour d'Allemagne, elle ne l'avait quittée que pour aller, quelques jours ajDrès son arrivée, voir, à Anet, le duc de Pentllièvrc qui était dans un précaire état de santé. Il avait des redites, s'attachait à des détails puérils. Séparée de son mari et de ses enfants, la duchesse d'Orléans était avec lui. La malheureuse femme ne faisait que pleurer. Autour d'eux, « tout décelait la gêne, tout exprimait la tristesse » '. Le duc, qui avait pressé la rentrée en France de sa belle-fille, la félicita du « sacrifice qu'elle avait fait en revenant » ' et ne