Le 3o septembre 1766. Veuve du marquis de Gondrin et sœur
mois seulement avant le mariage du prince de Lamballc .
Ce mariage, célébré à Turin par procuration, avait été ratifié à Nangis en Brie, le 3i janvier, dans le château du comte de Guébriant* et, le
du duc de Noaillcs, elle avait épousé le comte de Toulouse en 1723.
I. Archifes de Seine-et-Marne, série A. E. : Mariage du prince Louis-Alexandre-Joseph-Stanislas de Bourbon, prince de Lamballe, et de la princesse Marie-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan : « Gejourd'hui, 3i janvier 1767, après qu'il nous a été représenté le certificat de la publication d'un ban faite au prône de la messe paroissiale de l'église Saint-Eustache de Paris, pour le futur mariage entre très-haut et très-puissant prince monseigneur Louis-Alexandre-Joseph-Stanislas de Bourbon, prince de Lamballe, fils de très-haut et très-puissant prince monseigneur Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, et de défunte très-haute et très-puissante princesse Marie Thérèse-Félicité, princesse d'Est; et très-haute et très-puissante princesse Marie-Thérèse- Louise de Savoie-Carignan, fille de très-haut et très-puissant prince Victor-Amédée-Louis-Joseph de Savoye, prince de Carignan, et de très-haut et très-puissante princesse Christine-Henriette de Hesse Rheimsfelds-Rotembourg ; ensemble la dispense accordée par Mgr l'archevêque de Paris, de la publication des deux autres bans et la permission dudit seigneur archevêque, de faire les fiançailles et le mariage le même jour dans cette église ou chapelle, par tel prêtre ou évêque, même in pontificalibus, qu'il plaira à Sa Âlajesté ; ladite dispense en date du 7 de ce mois, signée Christ, arch. parisiensis, et plus bas, de la Touche, insinuée le 29 dudit mois et contrôlée le même jour par Gervais ; vu l'extrait dûment signé et légalisé du mariage célébré entre les parties susnommées très-haut et très-puissant prince monseigneur le prince de Lamballe, représenté par très-haut et très-puissant prince monseigneur Victor-Amédée-Louis de Savoye, prince de Carignan, en date du 3i décembre de l'année 1766, par acte passé par-devant Foucault et Lécuyer, notaires à Paris, revêtu de toutes les formes légales, par lequel il est constaté qu'après la publication des bans
l'hôtel de TOULOUSE 3'j
1 février, les nouveaux mariés étaient attendus à l'hôtel de Toulouse où, à Foccasion de leur arrivée, un souper de trois cents couverts devait réunir, avec tous les princes du sang, les amis du duc de Penthièvre et les ofEciers de sa Maison \
faite dans la chapelle royale paroissiale du Sainl-Suaire de Turin, la célébration dudit mariage a été faite dans ladite chapelle par S. E. Mgr le cardinal Des Lances, archevêque de Nicosie, grand aumônier de Sa Majesté le roi de Sardaigne, du consentement des père et mère des parties, et que toutes les autres formalités en pareil cas requises ont été remplies, nous Paul d'Albert de Luynes, cardinal, prêtre de la Sainte Eglise romaine du titre de Saijit- Thomas in. Parione, archevêque Vicomte de Sens, primat des Gaules et de Germanie, commandeur de l'Ordre du Saint-Esprit, premier aumônier de madame la Dauphine, en vertu de l'agrément que nous avons reçu verbalement de Sa Majesté et de la permission susdite dudit seigneur archevêque de Paris, et après avoir pris de nouveau desdits futurs leur consentement mutuel par paroles de présent, et leur avoir fait ratifier en tant que de besoin le mariage contracté comme dit est, par procureur à Turin, le 17 du présent mois, les fiançailles faites les mêmes jour et an que dessus, en présence et du consentement de monseigneur Louis- Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, nous avons donné dans une chapelle qui a été préparée à cet effet dans le château de iS'angis, en notre diocèse, la bénédiction nuptiale à monseigneur Louis-Alexandre-Joseph-Stanislas de Bourbon, prince de Lamballe, et à la sérénissime princesse Marie-Thérèse-Louise de Savoye de Carignan. Et ont assisté pour témoins, du côté de l'époux, monseigneur le comte de La Marche, prince du sang, et M. le marquis de Chauvelin, et du côté de l'épouse, monseigneur le duc de Penthièvre et M. le chevalier de Lartie [Lastic) qui ont signé. Signé au registre : L.-A.-J.-S. de Bourbon, Thérèse de Savoye, L.-F. de Bourbon, L.-J.-M. de Bourbon, Chauvelin, le chevalier de Lartie, Paul, cardinal-archevêque de Sens. »
I. Cf. Fortaire. Mémoires pour servir à la vie de M. le duc de Penthièvre ; Gazette de France et Gazette de Leyde, 9 février 1767 :
Dans les logements du commun, que le duc vient de faire réparer' — cuisines, offices, bûchers, celliers, en retour sur la rue des Bons- Enfants — c'est une agitation inaccoutumée parmi les quarante hommes de la bouche, les huit valets de chambre, les gardes, les pages \ Le marquis de Saluées, capitaine des gai'des, le comte de Forcalquier, premier écuyer. Constant, le premier valet de chambre ^ parcourent Fhôtel, transmettent les ordres du duc, revenu le matin même de JNangis avec la comtesse de Forcalquier, le comte et la comtesse de la Marche ^ Et, dans les vastes cuisines où le maître du logis aime parfois à descendre, rissolent et mijotent, grillent et rôtissent « sauces nouvelles, ragoûts inconnus m) , os de volailles concassés, pièces de venaison provenant des chasses renommées du Grand Veneur de France.
Nouvelles à la main dites de Pentliièvre. Bibl. Mazarine Mss. l'içjii, 2 février 1767.