Déposition du comte de Mercy au cabinet de Vienne, j oc
DES TUILERIES A LA PETITE FORCE 3jI
Le 3 août, la déchéance du roi était demandée à l'Assemblée . Jourdan Coupe-Tête et les massacreurs de la Glacière étaient à Paris \ « Leurs promenades dans les rues, leurs hurlements étaient horribles " ». On sentait qu'une émeute était prête à éclater, que l'heure de la crise allait sonner et que cette crise serait épouvantable. Le roi était désarmé. Les quelques fidèles régiments d'infanterie, qui restaient, avaient été envoyés en province ; 3oo Suisses avaient été éloignés et l'on avait enlevé à ceux qui étaient de garde aux Tuileries leurs douze canons ^
Néanmoins, l'espérance régnait au cliûteaii où la famille royale, malgré les patrouilles de fédérés armés de piques'*, conservait une étrange confiance aux promesses qui semblent bien lui avoir été faites. « Vainement Malouet et Malesherbes
tobre 1792. Correspondance entre le comte de Mirabeau et le comte de La Marc k. Cf. aussi Mémorial de Gouccrnenr Morris.