C'est aujourd'hui le lycée Charlemagne
3. La rue des Ballets s'ouvrait exactement à l'emplacement de la rue Malher actuelle, en face des maisons, d'ailleurs anciennes, qui portent aujourd'hui les n"' 107, 109 et ii5 de la rue Saint- Antoine.
SEPTEMBRE 36l
surmonté d un toit mansardé, derrière lequel on apercevait de hautes constructions en retraite C'était 1 hôtel de la Force, jadis palais du roi de Xaples". devenu prison depuis le 9 août 1780. De la rue Saint- Antoine, en regardant par la rue des Ballets, on voyait 1 unique et lourd battant de la petite porte, flanquée de fenêtres à barreaux de fer, qui servait d entrée à la prison des hommes. Les fiacres' emmenant M"'^ de Lamballe et les autres femmes de la Maison de la reine s'étaient arrêtés dans la rue des Ballets . La princesse descendit avec ses compagnes ; elle fit quelques pas sur les pavés inégaux et bombés ^ et pénétra dans la prison. La porte était si basse qu'il fallait se baisser pour ne se point heurter le front au chambranle*. Lne entrée de quelques pieds carrés, un guichet obscur, un autre plus clair,
I. Cf. La gravure de Martial 11841I. reproduite par G. Lenotre. Cette Force de 1841 est rigoureusement la même que celle de i7<)2; rien n'y était changé quand on la démolit de 184S à iS.)4. (Cf. Mortimer-Ternaux. Histoire de la Terreur, t. III, note).
a. Puis du duc delà Force. Cf. Dulaure. Histoire de Paris : Piganiol de la Force, op. cit., Théry, op. cit., etc.