Cf. Mémoires de M""= de Genlis
noir de Saint-Michel et le cordon du Saint-Esprit. Les femmes resplendissent sous les diamants, les perles, les fleurs. Leurs épaules sont nues, leurs cheveux poudrés et elles paraissent toutes menues de buste sous leurs immenses paniers de soie brochée.
Tous les princes du sang ont tenu ù répondre à 1 invitation du duc de Penthièvre *. Le duc d'Orléans est là. C'est bien le « gros duc » des chansons satiriques, qui courent, dans Paris, sous le manteau des ISouvelles à la main. Son embonpoint semble augmenter tous les jours. Il a quarante ans à peine, mais en porte cinquante " ; il paraît las, fort occupé, du reste, en ce moment, à rompre une liaison, déjà ancienne, avec M"^ Le Marquis et à se faire aimer d'une adroite coquette, la marquise de Montesson ^. Le duc de Chartres est, au contraire, « dans sa belle jeunesse. » Le vice n"a pas encore dégradé son visage. Il est de tournure élégante et « fort agréable à voir » . Adoré des Parisiens
t. Fortaire. Mémoires pour servira la fie de M. de Penlhièvre.