‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 251 sur 269 · Comtesse de Béarn, Souvenirs de (/uaranle ans · texte numérisé non relu

Comtesse de Béarn, Souvenirs de (/uaranle ans

de coudre des chemises à « leurs frères d'armes » avec de la grosse toile qu'il avait apportée, Manuel fit retirer cette toile et donna l'ordre de laisser les détenues passer le temps comme il leur con viendrait ^

Ces témoignages de compassion n'empêchaient pas M"* de Lamballe d'être « extrêmement effrayée » ^ Mais la marquise de Tourzel était admirable d'énergie. Elle travaillait, elle lisait, elle causait « d'une manière aussi calme » que si elle eût été aux Tuileries ou dans l'hôtel de M"*^ de Lède, sa « bonne jDarente ». « Elle paraissait affligée mais elle n'était pas inquiète » '. Elle était patiente et résignée, essayant de calmer la frayeur de la princesse qui avait su, au 20 juin et au 10 août, par un effort de volonté de quelques heures, demeurer impassible devant l'émeute, mais dont le long et monotone séjour à la Force avait abattu le courage. Toutefois, malgré « l'incommodité du logement, 1 horreur de la prison,

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