Cf. D'' Saiffert. Robespierre der Repuhlicancr
Saifl'ert aflirme qu'il était présent au massacre de la princesse et qu'il harangua la foule pour essayer une dernière fois de sauver sa cliente.
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tue dans la fange sanglante de la rue'. Alors, une fureur s'empara de la multitude. Les pamphlets infâmes répandus à la Cour contre Marie-Antoinette et toutes celles qui rapprochaient revinrent à la mémoire des mégères qui, depuis le matin, assistaient aux massacres, dans ce sombre boyau de la rue des Ballets. La Lamballe, c'était l'amie de V Autrichienne, c'était la « femme immonde » qui était revenue auprès de la reine pour continuer aux Tuileries, avec la « Sapho de Trianon », les « Saturnales de Versailles » ". La pauvre princesse, qui avait tant souffert de son amitié pour Marie- Antoinette, venait d être immolée et allait être souillée à cause de cette amitié. On s'acharne sur le pauvre mystère de son cadavre. « On arrache tout, et robe et chemise, et, nue comme Dieu l'a-
1. Reiigné, dit A'icolas, ainsi que son frère Michel. Petit Manin, Grizon, semblent bien, avec l'iotondo, avoir été les assassins de la princesse de Lamballe. En 1 an III, sous la pression de l'opinion publique, une enquête fut entreprise ; le grand ^"icolas fut condamné à vingt ans de fers (floréal an IV). Grizon fut exécuté à Troyes en l'an V comme chef de brigands (Moniteur, ii pluviôse, an V).
2. Cf. Correspondance secrète de Louis XVI publiée par Lescure et ce violent pamphlet : Essai kistoric/ue sur la cie de .Marie-Antoinette .
SEPTEMBRE '68'i
vait faite » i, on Tcxpose aux veux des enfants et des femmes qui se réjouissent de ce hideux spectacle '.
Un homme lui tranche la tête, un autre lui ouvre le ventre : a Au Temple ! au Temple î la Lamballe ! crie-t-on dans la foule. Allons faire baisera V Autrichienne Idi tête de sa ».
Un cortège se forme, mascarade sinistre après ces odieuses profanations. Un tueur, Rotondo ',