‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 27 sur 269 · Bibl. nat. Mss. f. fr · texte numérisé non relu

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5. La princesse de Condé, née de Roban Soubise, mourut en 1760.

Rheinfels Rothembourg *, le cousin germain de la princesse de Lamballe, ce qui n'empêchera que nul, autant que lui, ne lui fera plus de mal.

Le prince de Gonti est venu. On ne s'y attendait guère. Il n'aime pas les légitimés et ne laisse pas que de le leur faire sentir. N'est-il jDoint allé, même, jusqu'à refuser, lors de la mort de sa sœur, cette duchesse d'Orléans dont il serait difficile d'écrire la scandaleuse histoire, de signer le procès-verbal du testament, parce qu'on y donnait à' Altesse Sérénissime au duc de Penthièvi-e " ? D'une intelligence alerte, le prince de Gonti a une facilité de parole qui lui permet de dire avec agrément les choses les plus ordinaires. Nommé Grand Prieur de Malte, malgré la comtesse de Toulouse, qui avait demandé la charge pour son petit-fils, le prince de Lamballe, il vit loin de la Gour, au Temple, entouré d'artistes et de lettrés. Ses liaisons sont notoires, ses chevaux et ses chiens,

Voyez les lettres charmantes qu'elle écrivait à son mari, Arch. nat. K. i6i.

I. Cf. Lachesnave-Desbois. Dictionnaire de la noblesse: Almanach royal : Almanach de Gotha.

1, Cf. Capon et Yves-Plessis, Vie privée du prince de Conty.

renommés dans tout Paris, son orchestre, le meilleur et le plus complet qu'on puisse voir \ Mais il souffre d'être mis à l'écart j)ar Louis XV et promène, le long des jours et des soirs, dans les salons, où l'on se glorifie de l'inviter « avec sa clique » ", sa lèvre dédaigneuse, son grand air distant, son activité éclairée, inutile et bavarde ^

Le prince de Gonti a un fils, le comte de la Marche, qui est allé, avec la comtesse, Lelle-sœur du duc de Penthièvre, recevoir, à Nangis, la princesse de Carignan. C'est un piquant spectacle de voir les deux époux en face l'un de l'autre. Ils vivent séparés et l'on raconte que, le soir de son mariage, M. de la Marche a laissé là sa femme pour aller retrouver sa maîtresse, la Goraline, de la Comédie-Italienne. C'est que la comtesse de la Marche est plus laide qu'on ne l'est à l'ordinaire et l'on comprend, en la voyant, qu'elle ait dû user

I. Cf. vie privée et politique de L. F. L. de Conti ; Les fastes de Louis XV ; Mémoires du comte de Gheverny ; Grégoire. Les gloires de l'Opéra.

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