Cf. Moreau. Mes souvenirs
Le buste du prince de Conti, par Ménard, a été exposé à la galerie Georges Petit [Exposition des Cent Pastels'^.
d'un subterfuge pour imposer, à son mari, le supplice de passer une nuit, une seule, auprès d'elle '. Elle a des lèvres épaisses, une taille presque difforme, un teint huileux et un nez, « un nez unique en son genre dans la Cour de France ^. ». C'est elle qui patronne la princesse de Lamballe, elle qui la doit présenter à la Cour et qui lui sert de contraste.
Marie-Thérèse de Savoie est délicieuse auprès de sa tante. Elle sourit à la vie, ses yeux pétillent de plaisir et elle séduit tout le monde par cette fraîcheur, par cette poussée de belle vie claire, par cette sève de jeunesse éclatant en elle. Certes, on a vite fait de remarquer qu'elle a quelque chose d'étranger, d'apprêté \ Tout semble l'éblouir ; elle se sent embarrassée sous son habit de Cour, intimidée par tous ces yeux qui la dévisagent. La maréchale de Luxembourg, « juge suprême de tout
I. Cf. vie privée et politique de L. F. L. de Conti : Capon et Yves Plessis. Vie privée du prince de Conty.