‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 29 sur 269 · Cf. son portrait par Garmontelle, reproduit ici · texte numérisé non relu

Cf. son portrait par Garmontelle, reproduit ici

ce qui débute dans le monde ' », la trouvera, sans doute, gauche comme une provinciale, pas belle et un peu sotte. Mais sa gaucherie ajoute à sa grâce enfantine, ses mains sont un peu rouges ' comme des mains d'enfant et sa sottise n'est que naïveté d'honnête jeune fille. Puis, ses cheveux lui font une resplendissante parure et Féclat de son teint — le plus frais, le plus transparent qu'on saurait voir ' — l'emporte sur l'irrégularité de ses traits. Le prince de Lamballe est auprès de sa femme. Il est grand, mince, frêle. Des yeux d'un bleu sombre, en contraste avec Fexpression du regard, oii il y a quelque chose d'irrésolu, en même temps qu'une grande intensité de passion, éclairent son visage de craie. Le profil est fin, l'allure aristocratique et le sourire, tantôt enjoué, tantôt amer \ Il a vingt ans à peine et, déjà, trompant la vigilance de son père, il s'est laissé entraîner dans le « tour-

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