‹ La Princesse de Lamballe, 1749-1792; d'après des documents inéditsChapitre 36 sur 269 · Cf. Arch. de Seine-et-Marne, série A E · texte numérisé non relu

Cf. Arch. de Seine-et-Marne, série A E

princesse fut heureuse de reconnaître, dans le mari qui venait à sa rencontre à l'entrée de la petite ville de Nangis en fête, le gentil page qui, la veille, pour voir plus tôt celle qu'on lui destinait, était allé à Montereau, comme un simple gentilhomme, lui offrir un bouquet de fleurs de France *.

La princesse n'a pas eu la désillusion qu'elle redoutait. Comme ces mariages par procuration sont charmants de mystère ! Elle ne savait rien de son fiancé, sinon qu'il était d'une illustre origine, jeune et qu'on le disait élégant et beau. Elle avait bien reçu, à Turin, son portrait, mais elle craignait que le peintre ne se fût montré trop bon courtisan et voilà que, à la première rencontre, elle a été séduite et ravie.

Aussi, pendant le souper de l'hôtel de Toulouse, c'est toute rougissante de plaisir qu'elle dut écouter Fépithalame qui fut récité " en l'honneur de son mari :

« Un fds en tout l'image de son père,

Vif, tendre, humain, généreux, populaire^. »

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